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Les perspectives - Michael Ojetunde

"My name is Michael, and I am a French and Economics student. As you can probably guess, I speak French alongside English and a little bit of Yoruba. The inspiration for my story comes from a conversation a friend and I had whilst I was on my year abroad. We spoke for hours about how time away from our homes had changed us, helped us grow and given us a different perspective on life and the things that encompass it. Seeing as they [my friend] studied art and fashion I thought it would be fitting if I conveyed our thoughts in an abstract way, paving the way for the extended metaphor you see within this piece."

Below is Michael's story. Don't forget to use the questions in the downloadable PDF files on the righthand side of the page to stimulate discussions.

Le Prologue

La vie est simple mais complexe en même temps. Il y a du positif et du négatif. Il y a la lumière et il y a l'obscurité. Il y a le yin et le yang. La vie existe dans la dualité…ou on dirait bien.  

 

Sous la surface de cette dualité naturelle existe quelque chose d'aussi élaboré que beau. Dans un rayon de lumière il y a un spectre de couleurs vibrantes mais distinctes qui peuvent être aussi rouge ardent qu'ils peuvent être d'un bleu océan profond. Un mot qui définit ces différentes expériences de ce que nous voyons, entendons et vivons est le même mot que j'ai trouvé qui capture tout ce que mon année à l'étranger représente. Un mot qui décrit les voyages d'un garçon et d'une fille dans la Ville-Lumière. Un mot que j'appelle - Perspective. 

La perspective d’un Papillon  

Imaginez une chenille quelque part dans une forêt tropicale. Une chenille qui rampe un chemin à travers les arbres et la forêt, cherchant de la nourriture partout où elle peut en trouver, avec le seul but de manger et de ne pas être mangée. Malgré ce simple objectif de vie, c’est plus difficile qu'il n'y paraît pour cette jeune créature de survivre. Elle est confinée par sa taille et son incapacité de manger plus d'une feuille à la fois. Mais avec le temps, cette chenille continue à manger tout en réussissant à ne pas être mangée. Elle grandit de plus en plus jusqu'à ce qu’elle atteigne finalement le point où elle peut subir sa transformation naturelle en un magnifique papillon qu'elle était destinée à devenir. Elle émerge de son cocon pour révéler une créature étonnante, qui a fini de ramper et qui est prête à voler au loin. 

La perspective de la toile  

Imaginez un artiste, debout dans un studio, avec une toile vide devant lui. La toile et la pièce sont de taille et de forme similaires à celles sur lesquelles l'artiste a peint, et pourtant, elles ne lui sont pas familières. L'équipement dans la pièce est différent. Les palettes sont des nuances de couleurs différentes à celles auxquelles il est habitué. Les pochoirs sont différents à ceux qu'il a l'habitude de remplir. Et les pinceaux ont l'air de peindre des traits différents à ceux qu'ils ont l'habitude de rendre sur l'ardoise blanche. 

 

Pour l'artiste, l'air était familier même si l'environnement n’était pas familier.  

 

Et pourtant, dans cet environnement, quelque chose de magique était sur le point de se passer. Alors qu'il pressait la pointe de son pinceau sur la toile, donnant vie à la page sans vie, des traînées de couleur ont commencé à apparaître où son pinceau n'était pas encore arrivé. 

 

L'œuvre d'art répondait. Elle dessinait avec l'artiste. C'était l'injection de couleurs et de teintes qui créait des motifs que l'artiste utiliserait comme source d'inspiration pour créer des motifs meilleurs et plus complexes. 

 

C'était un partenariat et un mentorat alors que l'artiste créait toile après toile. Aucune toile n'était identique et aucune toile n'était jamais complètement terminée avant qu'une nouvelle inspiration frappe et qu'une nouvelle toile soit dessinée. De cette façon, nommer l'œuvre d'art est devenu une coutume oubliée puisque nouveaux dessins et inspirations ont donné un nouveau sens aux peintures plus anciennes. 

 

L'artiste avait trouvé une maison nouvelle, où il apprenait toujours, créait toujours, évoluait toujours sa toile puisqu’il évoluait lui-même. 

 

L’épilogue

Salut. Je m'appelle Michael et c'est une histoire qui vous aide à comprendre comment s'est déroulée mon année d'expérience à l'étranger. J'ai décidé de l'écrire comme une métaphore étendue qui existe en deux parties. La première décrit la vie d'une chenille qui se transforme en un beau papillon malgré ses débuts difficiles. La deuxième décrit la vie d'un artiste qui semble avoir une toile auto-dessinée qui travaille avec lui pour créer des chefs-d'œuvre qui restent incomplets et sans noms. 

 

Ensemble, je les utilise pour juxtaposer ma propre histoire d'année étrangère et l'histoire de ma chère amie Diana et pour dire l'histoire de surmonter des difficultés, d'utiliser votre environnement pour vous inspirer et de créer quelque chose de beau à partir de rien.  

 

La première métaphore montre mon histoire. J'étais un étudiant britannique à la recherche d'une expérience à Paris qui a commencé plus lentement que prévu. Il n’y avait pas beaucoup de choses qui se sont passées quand je suis arrivé à la Ville-Lumière car COVID a entraîné un deuxième confinement. J'étais dans une jungle d'expériences (la forêt tropicale) mais je ne pouvais vivre qu'une expérience à la fois (les feuilles) car j'étais confiné dans une auberge de jeunesse dans laquelle je vivais. Cependant, au fil de temps, j'ai commencé à développer des relations avec les personnes avec lesquelles je vivais et j'ai pu grandir. Les personnes qui m'entouraient m'ont aidé non seulement à apprendre sur elles et leurs cultures, mais aussi à réfléchir sur moi-même et sur la culture dont je suis venu. J'utilise la métaphore du cocon pour représenter le confinement dans lequel je me situais et comment cela m’a empêché (ainsi que le reste de Paris) de bouger. 

 

Cependant, juste comme la chenille utilise le cocon pour devenir un papillon, l'enfermement m'a donné l'occasion de grandir mais de l’intérieur me forçant à pratiquer une introspection et à réfléchir à qui je suis et à ce que je voulais de la vie alors que le monde était à l'arrêt à l'extérieur.  

 

À la fin du confinement, j'ai ensuite pu utiliser cette conscience de soi pour aller dans le monde avec une plus grande confiance en qui j'étais mais aussi, avoir la liberté de vivre la vie dans sa totalité comme un papillon a la liberté de parcourir la Terre.

  

La deuxième métaphore est fondamentale pour le nom de cette histoire. J'utilise la métaphore d'un artiste dans un studio étranger avec une toile vide, pleine d'équipements inconnus pour refléter l'expérience de mon ami comme une étudiante en mode roumaine. La juxtaposition de nos vies souligne que dans la vie, la perspective est tout. Nous vivons tous des vies très différentes et cela nous cause parfois à avoir des points de vue différents sur la même chose. L’année étrangère m’a aidé à voir les choses des angles différents, à me mettre à la place des autres et à essayer vraiment de comprendre la vie de l'autre côté. Je crois tellement qu’il est une compétence importante dans la vie - il faut toujours essayer d'avoir l'esprit ouvert et de voir les choses d'un point de vue qui n'est pas la sienne. Cela m’a aidé à apprendre, à désapprendre et à profiter de mon année étrangère, et il est parfait comme titre de cette nouvelle.  

 

La métaphore de l'expérience de l'année étrangère de Diana commence par un artiste qui semble avoir une toile qu'il dessine lui-même, mais la métaphore fait référence à l'inspiration qu'elle a ressentie et aux expériences qu'elle a reçues en vivant à Paris. Avoir déjà étudié le design de mode, étudier dans une école de mode n’était pas nouveau conceptuellement mais un élément de méconnaissance existait toujours. Le moyen parisien d'étudier était différent de ce qu'elle avait connu et, en tant qu'elle commençait à étudier, à grandir et à ressentir Paris (comme elle commence à peindre dans l'histoire) elle commençait à voir les effets que la ville et sa nouvelle façon d'étudier avaient sur lui. La métaphore crée alors deux interprétations valides. La première, si la toile représente simplement une toile, Paris était sa source d'inspiration pour peindre. Et lorsqu'elle peignait ces songes intérieurs, une nouvelle inspiration de la ville, de sa culture et de ses habitants influençait continuellement ses dessins jusqu'à ce qu'elle commencerait une nouvelle toile - ce qui explique les perpétuels chefs-d'œuvre incomplets. La deuxième interprétation est que si la toile représente Paris elle-même et que l'acte de peindre représente le fait qu’elle vive ces expériences, Paris révélait différents éléments  d'elle-même à travers ces expériences-là, ajoutant de la couleur et une perspective plus profonde à ce qu'elle vivait déjà (dessinait). En obtenant ces nouvelles perspectives, elle a cherché d'autres expériences diverses – ce qui explique les perpétuels chefs-d'œuvre inachevés [encore]. En fin de compte, la métaphore a le but de montrer comment son expérience à Paris a été une expérience évolutive, où Paris évoluait sa pensée créative, mais aussi sa perspective de Paris elle-même.

La fin